Deux-roues motorisés : pourquoi les risques sont-ils plus importants ?
Moto et scooter donnent une vraie sensation de liberté.
Mais cette liberté s’accompagne d’une réalité physique simple : contrairement à une voiture, le conducteur n’est entouré d’aucune carrosserie.
Lors d’une chute ou d’une collision, son corps est directement exposé.
Une vulnérabilité particulière
Un deux-roues motorisé repose sur une surface de contact réduite avec la chaussée, peut être moins facilement détecté par les automobilistes et ne dispose pas de l’habitacle protecteur d’une voiture.
La Sécurité routière souligne cette vulnérabilité particulière des motos et scooters.
« L’automobiliste m’a regardé, donc il m’a vu »
Pas forcément.
Le faible gabarit d’une moto ou d’un scooter peut rendre plus difficile l’évaluation de sa vitesse et de sa distance.
La Sécurité routière conseille aux conducteurs de deux-roues de toujours envisager la possibilité qu’un automobiliste ne les ait pas correctement détectés.
Aux intersections, aux changements de file ou lors d’un dépassement, cette anticipation devient essentielle.
L’équipement est votre carrosserie
Casque et gants homologués sont obligatoires pour le conducteur et le passager d’une moto.
Mais se limiter au minimum obligatoire n’offre évidemment pas la même protection qu’un équipement complet.
Blouson adapté, pantalon résistant, chaussures montantes ou bottes et protections homologuées peuvent limiter la gravité des blessures en cas de chute.
Découvrir les recommandations d’équipement de la Sécurité routière.
Être visible compte autant que voir
Des vêtements clairs ou comportant des éléments réfléchissants permettent aux autres conducteurs de repérer plus facilement un deux-roues.
La position sur la chaussée joue également un rôle : évitez autant que possible de rester dans les angles morts des véhicules.
Adapter sa vitesse
La vitesse laisse moins de marge pour corriger une trajectoire, éviter un obstacle ou réagir à une erreur d’un autre conducteur.
Sur deux roues, cette marge de sécurité est particulièrement précieuse.
Chez APAJ ZEBU, nous rappelons que la sécurité ne dépend pas seulement de votre propre conduite : elle dépend aussi de votre capacité à anticiper l’erreur éventuelle des autres.
À retenir : à moto ou en scooter, rendez-vous visible, protégez-vous correctement et conservez toujours une marge d’anticipation.
Conduire sous la pluie, dans le brouillard ou par mauvais temps : quels réflexes adopter ?
On peut connaître parfaitement une route et pourtant devoir complètement modifier sa façon de conduire lorsque la météo change.
Pluie, brouillard, vent ou chaussée glissante réduisent nos marges de sécurité.
Sous la pluie, ralentir n’est pas seulement un conseil
Les limitations changent sur certains axes.
Par temps de pluie, la vitesse maximale est notamment limitée à 110 km/h sur autoroute et 100 km/h sur une route à deux chaussées séparées par un terre-plein central.
Lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres, la vitesse maximale est de 50 km/h, quel que soit le type de route.
Consulter les limitations de vitesse selon la météo.
Le principal changement : la distance
Sur une chaussée mouillée, l’adhérence diminue.
Il faut donc augmenter la distance avec le véhicule qui vous précède et éviter les accélérations ou freinages brusques.
La règle importante n’est pas simplement de respecter une limitation : c’est d’avoir suffisamment d’espace pour pouvoir réagir.
En cas de brouillard
Le piège consiste à suivre les feux de la voiture précédente de trop près pour garder un repère.
C’est justement ce qu’il faut éviter.
Réduisez votre vitesse, augmentez les distances et utilisez les éclairages adaptés.
Quand la visibilité devient très mauvaise, ne cherchez pas à maintenir votre allure habituelle.
Attention aux flaques et à l’aquaplanage
Une couche d’eau peut faire perdre temporairement le contact entre les pneus et la chaussée.
Des pneus en bon état, une vitesse adaptée et des gestes progressifs réduisent le risque.
Et lorsqu’il y a beaucoup de vent ?
Le vent peut déplacer brutalement un véhicule, particulièrement les motos, scooters, vélos, véhicules hauts ou véhicules tractant une remorque.
Soyez particulièrement attentif lorsque vous quittez une zone protégée, dépassez un poids lourd ou franchissez un pont.
Le meilleur conducteur n’est pas celui qui maintient sa vitesse
C’est celui qui sait l’adapter.
Chez APAJ ZEBU, nous préférons arriver quelques minutes plus tard plutôt que vouloir conserver coûte que coûte le même temps de trajet.
À retenir : mauvais temps = moins de vitesse, plus de distance et davantage d’anticipation.
Peut-on récupérer 4 points lorsqu’on est en permis probatoire ?
Oui.
Un conducteur en permis probatoire peut participer à un stage de sensibilisation à la sécurité routière et récupérer jusqu’à 4 points, dans la limite du plafond de points applicable à son permis à ce moment-là.
Mais il faut regarder précisément combien de points ont été perdus.
Vous avez perdu 1 point
Si vous perdez un seul point pendant votre période probatoire, il peut être récupéré automatiquement après 6 mois, à condition de ne commettre aucune nouvelle infraction entraînant un retrait de points pendant cette période.
Vous avez perdu 2 points
Vous pouvez décider de suivre volontairement un stage de sensibilisation à la sécurité routière afin de récupérer des points.
Vous avez perdu 3 points ou plus
La situation change.
En période probatoire, lorsqu’une infraction entraîne le retrait de 3 points ou plus, vous recevez une lettre recommandée appelée 48N.
Le stage devient alors obligatoire et doit être effectué dans les quatre mois suivant la réception de cette lettre.
Il faut donc attendre de recevoir la lettre 48N avant de s’inscrire au stage obligatoire correspondant.
Attention à la première année
Un conducteur commence son permis probatoire avec 6 points.
S’il perd ces 6 points pendant la première année, son permis perd sa validité et il ne peut plus utiliser un stage pour sauver ce permis.
C’est une différence essentielle.
Combien de points peut-on réellement récupérer ?
Le stage permet de récupérer jusqu’à 4 points, mais sans dépasser le plafond auquel votre permis a droit.
Vous ne pouvez donc pas utiliser un stage pour obtenir davantage de points que le maximum autorisé à ce moment de votre période probatoire.
📞 05.63.35.10.37 — apaj-zebu@orange.fr














